Actualités du SILEJ

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La troisième édition du Salon International du Livre Enfant et Jeunesse, organisée par le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication du 8 au 16 novembre 2025, s’achève ce dimanche soir à Casablanca, après neuf jours d’activités intenses.

Grâce à une organisation maîtrisée et une programmation dense et riche, le salon a une nouvelle fois réussi à attirer un large public de divers âges.

Invité d’honneur de cette édition, l’UNICEF a marqué sa présence par des activités éducatives et interactives mettant en avant les droits des enfants. À travers des ateliers, des rencontres et des espaces d’échange, l’organisation a sensibilisé les plus jeunes à des thématiques essentielles, telles que les droits de l’enfant, la nutrition, la santé, l’environnement etc…

Les couloirs du salon, remplis d’ouvrages pour tous les âges, ont été un point fort de cette semaine culturelle. Entre stands d’éditeurs, espaces de lecture et zones dédiées aux animations, les visiteurs ont circulé dans un environnement riche en découvertes, propice à éveiller la curiosité des enfants.

Parmi les coins les plus appréciés par les visiteurs, l’espace « Sur les traces du Petit Prince » a offert une immersion douce dans l’univers de l’œuvre de Saint-Exupéry. À travers des ateliers de conte, de dessin et de lecture, les jeunes visiteurs ont pu explorer les valeurs du récit et développer leur imaginaire.

En clôture, enfants et familles repartent avec des souvenirs empreints de découverte, d’apprentissage et d’un contact privilégié avec un univers littéraire pensé pour nourrir leur imagination.

#ffc1c1

Au SILEJ, la salle Agora a abrité une rencontre dédiée à la créativité féminine, placée sous le thème «Jeunes femmes créatives ». Modéré par Souad Hammou, ce moment d’échange a réuni quatre autrices émergentes : Kawtar El Qorchi, Aya El Hrjani, Racha Belokda et Lina Amel, venues partager leurs parcours et célébrer l’expression littéraire féminine.

La séance s’est ouverte par la présentation des ouvrages de chacune des participantes. L’occasion pour elles d’exposer les messages qu’elles souhaitent transmettre à travers leurs textes, ainsi que les sources d’inspiration et les défis qui ont marqué leurs débuts dans l’écriture.

Avec son livre Hope, Racha Belokda ambitionne de redonner confiance à celles et ceux qui traversent des moments difficiles, rappelant que « l’écrivain doit d’abord puiser l’inspiration en lui-même ». Lina Amel, elle, revendique une écriture ancrée dans l’authenticité, nourrie par l’observation du quotidien. Kawtar El Qorchi, dans La vie d’une dyslexique, retrace avec précision son combat personnel contre ce trouble de la lecture et de l’écriture. Quant à Aya El Hrjani, elle affirme vouloir offrir aux jeunes un accompagnement et des conseils à travers son œuvre.

Porté par un public particulièrement engagé, le débat s’est élargi à un enjeu crucial : la place de la lecture chez les jeunes. Une question centrale a émergé tout au long des échanges : comment encourager les nouvelles générations à renouer avec le plaisir de lire ?

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Au Salon International du Livre Enfant et des Jeunesse (SILEJ), le stand institutionnel de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) a accueilli, jeudi 13 novembre, une conférence dédiée à « La créativité musicale des jeunes sur Athaqafia ».

Coanimée par Mohammed Tahzima, chargé de la communication institutionnelle et Badr Bouhania, cadre au sein de la même direction, la rencontre a rassemblé plusieurs journalistes, responsables et producteurs de la chaîne. Parmi eux figuraient Mouhcine Bentaj, chef du département des programmes d’Athaqafia, ainsi que les présentatrices Dalal Seddiki et Taroub El Bayati.

Les échanges ont porté sur la place de la musique comme moyen d’expression privilégié chez les jeunes, et surtout sur la manière dont Athaqafia intègre cette nouvelle dynamique artistique dans sa ligne éditoriale. La question centrale du débat était claire : jusqu’où la chaîne a-t-elle réussi à faire de la créativité musicale des jeunes un levier de la culture nationale moderne ?

Les intervenants ont salué les efforts constants d’Athaqafia pour offrir une plateforme aux jeunes talents. Grâce à des formats renouvelés et des approches innovantes, la chaîne multiplie les initiatives pour encourager l’émergence de nouvelles voix et accompagner leur production artistique.

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Du 10 au 13 novembre 2025, un atelier « BD Jeunesse » s’est tenu au Salon International du Livre Enfant et Jeunesse à Casablanca. Animé par Nicolas Grivel, cet atelier est organisé en partenariat avec l’Institut français du Maroc. Sept jeunes participants, sélectionnés à la suite d’un appel à candidature, ont été initiés à l’univers de la bande dessinée et à ses techniques de création.

Durant ce workshop, Nicolas Grivel, agent littéraire et éditeur, a guidé les participants pendant quatre jours, en leur apprenant à imaginer une histoire, à créer des personnages et à trouver leur propre style graphique.

Pour Nicolas Grivel, cette expérience a été l’occasion de découvrir la richesse des approches artistiques des jeunes talents marocains. « J’ai eu la chance de découvrir la diversité des identités visuelles et des thématiques que les participants peuvent développer », a-t-il confié. Selon lui, ce projet, mené sous le parrainage de l’Institut Français et du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, représente une opportunité précieuse, « non seulement pour moi, mais surtout pour les sept participants qui incarnent le futur, mais aussi le présent de la bande dessinée marocaine ».

À travers ce type d’initiatives, le Salon International du Livre Enfant et Jeunesse confirme sa volonté de soutenir la création artistique et de valoriser les jeunes talents qui contribuent à l’évolution du paysage culturel marocain.

#70ff7d

La salle Agora du SILEJ a accueilli, le mercredi 12 novembre 2025, une rencontre passionnante autour du thème : « Construire une marque collective autour de la littérature jeunesse africaine ».

Modérée par Bouazza Benachir, la table ronde a donné la parole à Mark Dela Avemega du Ghana, Catherine Kukunda du Kenya, Mawuto Koffi Assem du Togo et Odair Varela Rodrigues du Cap-Vert. Tous ont souligné la nécessité de consolider une identité commune pour la littérature jeunesse africaine, capable de fédérer créateurs, éditeurs et lecteurs autour d’une identité littéraire partagée.

Pour Mawuto Koffi Assem, cette ambition n’est pas nouvelle mais trouve aujourd’hui un nouvel élan : « Nous avions de grandes ambitions. Il se passe quelque chose d’important avec la génération actuelle, et ce que nous avons initié peut rassembler le monde entier ».

De son côté, Catherine Kukunda a insisté sur la nécessité de bâtir un véritable écosystème éditorial pour soutenir les auteurs africains : « Ce n’est pas une question de faible qualité, mais de ce que nous faisons pour publier et promouvoir cette culture de l’écriture. C’est ainsi que nous créerons le désir pour les histoires africaines », a-t-elle déclaré.

Quant à Odair Varela Rodrigues, il a mis en lumière un enjeu linguistique en avançant qu’une partie de l’invisibilité vient d’une vision euro-centrique de la qualité, et que dans l’illustration, ce regard occidental impose ce qui est jugé beau ou valable.

Les intervenants ont appelé à unir les forces du continent pour faire de la littérature jeunesse africaine une marque forte et visible dans le monde.

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Comment transformer les supports digitaux en alliés pour encourager la lecture chez les jeunes ? C’est la question principale posée lors d’une rencontre organisée le 11 novembre 2025 au SILEJ dans la salle Agora. Cette rencontre a réuni plusieurs éditeurs de différents pays africains notamment la Guinée équatoriale, le Mali, la Guinée Conakry, le Cameroun et la République centrafricaine.

Le panel modéré par Nadia Salmi, éditrice et écrivaine marocaine, a rassemblé cinq intervenants autour de cette thématique : Rodrigue Guylain Landry Ouoko Delombaut, Ousmane Aminata Bah, Zakaria Traore, Giselle Mela et Danielle Akamesse. Lors de cette rencontre qui a duré une heure et demie, les intervenants ont porté le même message : le numérique n’est pas un ennemi du livre, il peut être un allié fort et même un levier pour raviver le goût de la lecture.

Le débat a mis en avant que les livres audios et les e-books sont plus attractifs surtout pour les jeunes. Zakaria Traore a insisté sur le même point en affirmant que « le numérique permet de toucher plus de public et surtout à l’échelle internationale. »

De son côté, Danielle Akamesse estime que la transformation digitale permet la résolution de plusieurs problèmes liés à l’édition et à la distribution. Elle ajoute que « grâce au numérique le livre est désormais disponible en un seul clic. »

Le débat a connu la participation d’un public attentionné qui a exprimé son point de vue sur la thématique et sur la nécessité de s’adapter au changement sans renoncer à la magie du papier. Une chose est sûre : le livre, qu’il soit numérique ou papier, demeure la clé pour développer l’imaginaire, aiguiser l’esprit critique et nourrir la curiosité.