Réflexions autour d’une marque collective de la littérature jeunesse africaine

Une rencontre intellectuelle inédite

Réflexions autour d’une marque collective de la littérature jeunesse africaine

Odair Varela Rodrigues, Catherine Kukunda, Mark Dela Avemega et Bouazza Benachir. Le mercredi 12 novembre 2025, SILEJ, Casablanca.

La salle Agora du SILEJ a accueilli, le mercredi 12 novembre 2025, une rencontre passionnante autour du thème : « Construire une marque collective autour de la littérature jeunesse africaine ».

Modérée par Bouazza Benachir, la table ronde a donné la parole à Mark Dela Avemega du Ghana, Catherine Kukunda du Kenya, Mawuto Koffi Assem du Togo et Odair Varela Rodrigues du Cap-Vert. Tous ont souligné la nécessité de consolider une identité commune pour la littérature jeunesse africaine, capable de fédérer créateurs, éditeurs et lecteurs autour d’une identité littéraire partagée.

Pour Mawuto Koffi Assem, cette ambition n’est pas nouvelle mais trouve aujourd’hui un nouvel élan : « Nous avions de grandes ambitions. Il se passe quelque chose d’important avec la génération actuelle, et ce que nous avons initié peut rassembler le monde entier ».

De son côté, Catherine Kukunda a insisté sur la nécessité de bâtir un véritable écosystème éditorial pour soutenir les auteurs africains : « Ce n’est pas une question de faible qualité, mais de ce que nous faisons pour publier et promouvoir cette culture de l’écriture. C’est ainsi que nous créerons le désir pour les histoires africaines », a-t-elle déclaré.

Quant à Odair Varela Rodrigues, il a mis en lumière un enjeu linguistique en avançant qu’une partie de l’invisibilité vient d’une vision euro-centrique de la qualité, et que dans l’illustration, ce regard occidental impose ce qui est jugé beau ou valable.

Les intervenants ont appelé à unir les forces du continent pour faire de la littérature jeunesse africaine une marque forte et visible dans le monde.